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La France, sans l’avoir décidé, est devenu un pays socialisé.

Le 08-11-2014

Jamais, au fil des élections, les Français n’ont choisi de basculer d’une économie libre (que l’on qualifie parfois de “libérale”) vers une économie administrée, de type “soviétique soft”. Pourtant, la dépense publique est montée progressivement à 57% du PIB, ce qui veut dire que la “zone libre” est devenue minoritaire, avec 43%. Sous Giscard, la France connaissait une croissance économique supérieure à celle de l’Allemagne, après l’immense coup de reins effectué sous De Gaulle puis Pompidou. En Allemagne, la dépense publique n’est que de 46% du PIB... onze points inférieure à ce qui est constaté chez nous. En 1980, comme l’a souligné récemment Michel Godet (professeur au Conservatoire national des arts et métiers, auteurs de livres très recommendables, comme “La France des bonnes nouvelles”, Odile Jacob), c’était l’inverse.

Nos dépenses sociales représentent 33% du PIB, contre 26% en Allemagne et 28% en Suède ou en Finlande, pays nordiques réputés “socialisés”. La dépense sociale représente plus de 600 milliards d’euros par an, soit 58% de la dépense publique, ce n’était que 33% en 1960. La dépense sociale a plongé le pays dans une torpeur que certains peuvent justement appeler “encouragement à la paresse”. L’assistance sans contrepartie d’activité est une impasse. C’est le bon vieux “panem et circenses” (du pain et les jeux du cirque, Rome antique). On ne s’attaque pas aux gaspillages et encore moins aux fraudes : on les encourage de facto. Les médecins qui distribuent automatiquement des arrêts maladie (pour dépression, pour un bobo...) ne sont jamais sanctionnés. La surconsommation de médicaments est encouragée...

La réforme du système des retraites par la justice n’a jamais été mise en place... Les fraudeurs aux allocations familiales et aux aides publiques sont connus de tous en province, mais ils ne sont jamais sanctionnés. Dans l’Union soviétique de naguère, on faisait semblant de travailler, et l’Etat faisait semblant de vous payer. Là, on ne fait pas semblant : l’arrivée de la “prime de rentrée” a été l’occasion d’aller chercher des consoles de jeux vidéo ou des tablettes électroniques (importées) chez les distributeurs spécialisés. Combien de gens ne payent pas de loyer (ou presque) via les Aides personnalisées au logement (APL) ? Du coup, les logements (HLM ou privés) ne sont pas entretenus et le parc se dégrade. La socialisation de notre pays est un vrai facteur de déclin. Il est possible d’en sortir, l’exemple des pays de l’Europe orientale comme celui de la Russie le prouvent.

Une Révolution est nécessaire. Elle est possible. Elle est organisable. Elle commencera à Paris, le 19 janvier 2014, 14h00, Châtelet.   (in L’Hebdo Bourse Plus n°718, du 8 novembre 2013)