Article paru dans l'Est Républicain en page / Nancy

Le 08-10-2011

Candidat à la candidature, Nicolas Miguet était, hier soir, à l'hôtel Mercure pour un dîner-débat avec les adhérents et sympathisants de son parti, le « Rassemblement des contribuables français ». Il avait obtenu 270 parrainages en 2202 et 453 en 2007. Il espère, cette fois, obtenir les 500 signatures nécessaires pour pouvoir se présenter. Ce quinquagénaire, diplômé de Sciences Po et directeur de l'hebdomadaire Boursoplus (périodique financier diffusé à 12.000 exemplaires) a un credo : « On ne peut pas vivre comme on a vécu depuis 37 ans. On va droit dans le mur. » L'auteur du « Sarkokrach », qui prédisait que la crise de la dette allait intervenir avant la fin du mandat de Nicolas Sarkozy, expose, sur son site internet, 110 propositions pour relever la France.

Il veut notamment mettre sous tutelle le système bancaire ultra-spéculatif qu'il baptise « système banqster ». Les trois axes phares de son programme sont les suivants : rétablir l'équilibre des comptes publics pour sauvegarder notre système de solidarité et éviter l'explosion sociale, réindustrialiser la France et réduire la dépendance énergétique en basculant vers des énergies renouvelables, à un rythme beaucoup plus rapide que celui établi par le Grenelle de l'environnement. Pour faire connaître ses idées et financer sa campagne, Nicolas Miguet va visiter 87 villes en quatre mois et demi.

Lors des dîners, un chapeau tourne pour recevoir les dons des participants. Electron libre de la politique française depuis la création du RCF en 1999, Nicolas Miguet se situe au centre droit. Il reconnaît qu'il n'a pas l'exclusivité des propositions qu'il formule mais l'essentiel c'est qu'elles soient reprises. Il compte cependant les défendre lui-même s'il obtient le sésame des 500 signatures. Et après la présidentielle, il s'attellera aux législatives où il espère présenter un candidat dans chaque circonscription.