Article paru dans Le Pays

Le 09-10-2011

270 parrainages en 2002, 453 en 2007. Nicolas Miguet (Rassemblement des contribuables) espère bien transformer l’essai, obtenir les fameuses 500 signatures qui lui permettraient de faire partie des candidats à l’élection présidentielle 2012. « L’important étant de se qualifier » pour se faire entendre, le candidat Miguet est donc déjà parti sur les routes de France mobiliser ses sympathisants. La 4 e de ses 87 étapes dans l’Hexagone l’a mené hier à Montbéliard. C’était annoncé au vu de la campagne d’affichage un peu désordonnée qui avait précédé son arrivée. « L’enthousiasme de mes sympathisants », s’est-il excusé. Fils d’un artisan taxi et d’une professeur de mathématiques, il a profité de ce court passage pour évoquer ses racines comtoises, avec une grand-mère de Rougemont-le-Château, une mère née à Champlitte. Mais s’il a apprécié l’air comtois, la belle métamorphose de Montbéliard, c’est surtout pour rappeler ses idées et ses convictions, celle d’un homme du centre droit, qu’il a fait une halte au Centre de congrès.

« Je viens donner de l’énergie aux militants pour aller voir les maires et obtenir ces fameux parrainages ». Il veut tout mettre en œuvre « pour défendre des idées, celles du seul parti politique à posséder un programme cohérent ». Programme fort de 110 propositions réparties dans les sept grands axes de la politique du RCF : l’équilibre des finances publiques pour sauver les acquis sociaux, l’indépendance énergétique, la protection de l’environnement rural, la réindustrialisation de la France, la restauration de l’instruction publique, mais aussi redonner « un enthousiasme à notre pays, par sa jeunesse ». Sans oublier de remettre toute la France au travail en agissant sur l’impôt. « Il faut simplifier la fiscalité car la sophistication est telle aujourd’hui que plus personne n’y comprend rien. Plus d’exception de niches, mais des taux moindres pour créer de la richesse dans ce pays ». Conscient qu’il n’est pas candidat pour gagner, ( «Je n’ai pas d’illusion, je ne serai pas élu président »), le fait de « peser 2 à 3 % est un vrai enjeu. Vous négociez ensuite au second tour avec les survivants, sauf avec Marine Le Pen, car avec elle, c’est la ruine assurée sur le plan économique ». C’est le journaliste économique qu’il est qui le dit.

Michel Schuler